
Du sanctuaire de Banneux-Notre-Dame au sanctuaire de Sainte-Julienne de Cornillon, la Vierge Marie nous conduit à Jésus-Eucharistie.
Ce n’était pas une marche ni une excursion mais un Pèlerinage, allant, avec Marie, vers Jésus-Eucharistie. Thème on ne peut plus johannique ! La reprise de ce trajet béni a germé de l’année du Jubilé ; le saint-Père appelant les fidèles à être des « Pèlerins de l’Espérance ».
D’un sanctuaire à l’autre
Quelle grâce d’être porté par la force et l’attrait de ces lieux bénis, partant de la source de la Vierge des pauvres pour descendre jusqu’où Notre Seigneur voulu qu’une sainte interpelle l’Église pour instituer la Fête-Dieu.
Surpris de n’être que douze, alors que tout était prévu pour quarante (!), ce nombre symbolique nous motiva à vivre un chemin au cœur de l’Église.
En effet, pèleriner est symbole d’espérance car marcher c’est avancer, à rythme d’homme, en méditant, en priant, en échangeant. Oui, c’est le bonheur, profond ou simple, d’être avec Dieu, avec des frères et sœurs en Jésus-Christ, avec la verte nature, ses champs ou ces calmes vaches qui nous regardaient passer.
Oui, l’Église du Ressuscité est toujours en marche… poussée par l’Esprit vers la Terre promise, la Jérusalem Céleste.
« Depuis que j’ai redécouvert ma Foi, je n’ai pas plus d’espoir, mais une véritable espérance ». Un des pèlerins, fort attaché à notre mère la Terre qu’il voit en péril.
En marche !
A 8h, bénis chaleureusement par Léo, recteur de Banneux-Notre-Dame, nous partîmes donc, gourdes pleines et mains trempées (dans la source), après avoir échangé les intentions de prière qui nous valaient d’être pèlerins ce jour-là.
Les 26 ou 27 kilomètres parcourus ce samedi 24 mai furent variés : alternance de paysages fleuris, de forêts d’arbres majestueux ou de quartiers citadins sans beauté ; de nuages blancs, gris, bleutés… ou perlant de gouttes fraiches ; de montées escarpées – qui surprirent certain(e)s ou de tranquilles descentes bienvenues ; de chants entrainants, voir dansants, ou de rencontres et d’échanges par deux ou par trois ; ou encore de silences habités et le chant inspirant des oiseaux ; le tout rythmé bien sûr par des pauses « réflexions-café », accueillis chez un ami de la Providence ou au Carmel de Mehagne ou encore par de jolies prairies et de beaux arbres-parapluie.
Arrivé le long de la Meuse à Liège, nous avions prévu, en suivant la bannière mariale, d’annoncer l’Évangile par mode d’invitation à la messe finale. Mais la pluie écartant les touristes du samedi encouragea les Pèlerins à vaincre gouttes et fatigues par un deuxième chapelet puis, en arrivant à 17h à Sainte-Julienne par les quartiers populaires, un troisième chapelet glorieux nous disposa royalement à la messe, sommet du jour.
Ce fût clairement un Pèlerinage Marial Eucharistique, source d’amitié, de joie et, nous l’espérons, de sainteté, béni par le Ciel de Dieu au-delà du ciel nuageux !
Frère Hubert-Marie et la team organisatrice