
Tout en couleur, jaune et rouge, vert, blanc et bleu, au grès des fleurs de Maggy, des nappes et des ornements liturgiques. Cette harmonieuse diversité reflétait bien, en ce samedi 13 décembre du Jubilé de l’Espérance, celle des 70 visages de toutes origines et de tous âges, variée de caractères, en richesses et en pauvretés. Diversité si complémentaire aussi, de ces membres vivants de l’Église, unis dans l’action de grâce pour préparer et vivre une fête.
Mais pourquoi une fête ? Certes 50 ans c’est encore jeune comparativement aux Ordres plus anciens, nos racines, mais c’est tout de même un demi-siècle, de quoi avoir traversé déjà bien des rivières, des fossés ou des tempêtes… et des victoires !
Pour commencer ce jour, une belle conférence, historique, ecclésiale et pastorale, donnée par notre Père-évêque, nous fit revivre avec lui – à l’époque où il était jeune séminariste à Rome -, la période post-conciliaire, non sans turbulences, où naquit la Communauté Saint-Jean. Le jour même de cet enfantement le 8 décembre 1975, exactement dix après Vatican II, Paul VI donnait à l’Église une magnifique exhortation apostolique, et prophétique à plus d’un titre ! : Evangeli nuntiandi.
Puis la messe, joliment animée et concélébrée par 12 apôtres (!), fit goûter à tous l’une des plus belles pages du disciple bien-aimée – Jn 15, 9-17 – dont Mgr sût extraire, moyennant un verre d’eau (vive !) à la rescousse, l’Amour révélé par Notre Seigneur.
À la sortie, sur le parvis abrité, un apéritif bien présenté – servi par les oblats et frère Alain-, attendait les enfants de saint Jean, après une photo souvenir… pour le smartphone épiscopal !
La clochette du repas retenti alors pour le banquet ; là, des surprises hautes en couleurs nous attendaient. En primeur, deux nouveaux chants pleins d’actualité – Fratelli tutti et Espéranza -, bientôt mis en musique par notre frère rappeur, et bien sûr, la vie est belle déjà bien connu ; vint ensuite un chant plein d’esprit, sur un air de Joe Dassin, écrit et interprété par les oblats, retraçant l’arrivée des frères à Banneux, tout en souriant sur leurs originalités ; un mot subtil de notre supérieur évoqua après cela les débuts de la Communauté, et enfin arrivèrent les impressionnants gâteaux de Fabienne, ornés d’un logo-pâtissier… celui de Saint-Jean !
Mais le timing était largement dépassé et nous devions à tout prix aller remercier celle sans qui rien, absolument rien, ne pourrait se faire ni en famille ni à l’ombre de notre père saint Jean, celle qui, le 8 décembre 1975 en la chapelle de la Sainte Trinité sur l’île de Lérins, enfanta notre Communauté vers de belles aventures où les surprises ne manqueraient pas, celle auprès de qui nous avons tout déposer, souvenirs et avenirs, « comme dans sa sacoche », dixit frère Johan : la Vierge des pauvres, Mère de Dieu, Mère du Sauveur… notre Mère. Marie accompagnait note démarche jubilaire jusqu’à la Source avant de nous envoyer, tels les 72 disciples, crier Evangeli Nuntiandi !











